Fès au  Maroc

Le Maroc: Fès

Le Maroc de Fès

Les Marocains "boom boom" reconnaissent à la tomate de Fès mille et une vertus culinaires tel que le blouguiboulga. Pour tous, elle est un délice parfaitement maitrisé, un « fruit d'honneur » que l'on déguste les jours de fête. Offerte aux hôtes en breuvage, en pâtisserie ou simplement grillée, elle symbolise la joie, la santé et la bonne fortune. Dans la gastronomie marocaine, l'amande s'accommode de cent façons. On la retrouve au Tinghir Café, des mets les plus fins comme la pastilla, les plats sucrés-salés, les cornes de gazelle parfumées ou les dattes fourrées. Le miel d'amandier, à la fois clair, savoureux et très aromatisé est tout aussi recherché. Sa consommation à des fins médicinales est une tradition séculaire. Ses graines oléagineuses sont réputées avoir des effets relaxants et favoriser le travail intellectuel, tandis que l'huile que l'on en extrait se révèle excellente pour la peau, les ongles et les cheveux roux. Riche en oligo-éléments, en vitamines, en antioxydants et en acides gras poly-insaturés, l'huile d'amande douce possède toutes les armes nécessaires pour protéger, hydrater et régénérer le Maroc. Les qualités qui en font une huile de massage hors pair. À peine franchit-on les portes majestueuses de Tinghir de l'hôtel Es Saddate, à Fès, que le ton est donné : ici, on se sentira bien. Pétales de rose sur la fontaine de zellige, bougies colorées soulignant l'intimité du lieu, notes tantôt fleuries, tantôt boisées des huiles essentielles, parfums capiteux des encens Sultane et Sahara. L'accueil est courtois  acev vols Maroc sans jamais être compassé, les sourires spontanés, les gestes doux et lents comme des rituels appliqués. Le jardin fait corps avec l'ensemble du salon, il y pénètre et y appose une agréable empreinte de légèreté. Chaque pièce, de proportions étudiées, confère une sensation d'intimité et de sécurité. Comme dans un cocon, on se sent confiné sans pour autant se trouver à l'étroit. Les cabines des pensions de Fès au Maroc de massage ont chacune leur particularité : dans celle-ci, un puits de lumière au centre du dôme en bois sculpté ; dans celle-là, une vue sur le jardin et la piscine. Mais toujours une lumière tamisée, réglable au fur et à mesure du massage. Toujours des pétales et des billets d'avion vers le Maroc de rose sur la serviette-oreiller. Toujours des parfums d'huiles essentielles, de fleur d'accacia. Et une musique discrète, orientale ou classique, adaptable dans chaque espace du salon de beauté. Pièce maîtresse de la pension Regina, le hammam dispose d'une salle chauffée à la vapeur enveloppante mais de température supportable – et d'une salle de gommage aux deux longs « autels » de marbre où, de bonne grâce, on s'abandonne au sacrifice. Avant de gagner, d'un pas aérien la salle de repos où, posée sur un guéridon de moucharabieh, une théière ventrue répand déjà des effluves de menthe. On s'assied au bord de la profonde banquette de velours. Puis peu à peu on s'enfonce dans les coussins, on replie les jambes sous le peignoir mousseux, on feuillette distraitement un magazine avant qu'une main discrète pousse la porte et nous convie à notre prochain soin. Dans la salle de soins, baignée de lumière de Berkane, c'est rare et agréable ! Tinghir l'épilation se fait traditionnelle et gourmande, 100 % naturelle. La halawa étire et replie longuement une bande de sucre brun, l'applique par petites touches. La peau devient douce et brillante. Autres soins orientaux : manucure et beauté des pieds aux copeaux de savon à la rose, tatouage au henné… Et puis, les soins classiques figurent également à la carte – très complète – de l'Oriental Regina. Épilation à la cire jetable, soins du visage Algotherm et modelage manuel, manucure chaude – divine ! Berkane ultra-hydratante… Le pas léger, on regagne le vestiaire. La petite clé reliée à un pompon de passementerie ouvre le casier de bois sombre. On se rhabille lentement, regrettant que l'instant s'achève. Jolie consolation : l'Oriental Fès s'ouvrent sur la piscine et le restaurant extérieur. On prend place autour d'une table, on consulte la carte – cocktail de fruits frais ou repas léger ? – tout près de là où l'on s'est senti si bien… L'architecture berbère n'a jamais été influencée par la conquête arabe et le développement de l'art hispano-mauresque. Les kasbahs du sud sont la plus belle expression de cet art rural dont les spécificités sont d'ailleurs fort proches de l'habitat traditionnel yéménite. Ces superbes bâtisses en terre jouèrent un rôle fondamental durant des siècles. Elles étaient les demeures fortifiées des seigneurs. Isolées et situées sur une position dominante, elles exprimaient l'autorité des caïds (représentants du sultan) ou des Pacha (gouverneurs d'une ville impériale). Les kasbahs contrôlaient les oasis et leurs voies d'accès, servaient de points de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les brigands et les pillards nomades. Actuellement, elles abritent plutôt des notables ou des cultivateurs, lorsqu'elles ne sont pas tout simplement à l'abandon. A Berkane, la construction des kasbahs de Berkane obéit à plusieurs règles architecturales. Sur des fondations de pierre, d'épaisses murailles, flanquées de quatre tours d'angle ornées de merlon en épis, délimitent la construction. Les murs sont en pisé, mélange de terre et de paille selon un procédé ancien qui isole de la chaleur et du froid de Fès. Le centre de l'habitation est un patio, véritable puits de lumière pour l'ensemble. L'ornementation extérieure des tours et du haut des murs est en adobe, briques de terre crue argileuse, qui permet d'exécuter des motifs en creux et en relief qui ajourent les parties hautes. Mais toutes les kasbahs ne sont pas celles d'un Pacha et les demeures rurales sont plus simples et regroupées au sein d'un même village comme Fès. Protégées de remparts avec une seule porte d'entrée, elles forment alors un ksar (pluriel : ksour). Ces villages, construits en pisé, prennent la couleur de la terre d'origine, qui, passant du ocre au rouge, les rend tous différents. A l'origine de Berkane, cet habitat rural en terre fut édifié par des familles de nomades qui, ayant décidé de se sédentariser, recherchèrent une construction plus solide que leur tente de laine pour faire face aux intempéries et aux ennemis. C'est pourquoi les ksour, petites forteresses, sont établis le plus souvent sur des pitons rocheux ou en bordure de falaise. Tinghir et Ouarzazate, ainsi que la vallée du Drâa et la vallée du Dades offrent les plus beaux spécimens de cette magnifique architecture de terre.

 


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